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L’esprit de Noël à trois

l'esprit de NoëlQuand les fêtes de Noël approchent, il se passe quelque chose en moi qui m’emporte loin. Un étrange mélange de déchirement et d’ivresse.

La mélancolie s’empare de moi, des envies de chocolat me harcèlent H 24 et mon besoin de cuisiner des gros plats malgaches prend le dessus.

Pour moi, les fêtes de Noël quand j’étais petite, ça signifiait d’abord les friandises et les cadeaux à partager avec ma sœur, les calendriers de l’avent qui se déchirent avec un minuscule chocolat à l’intérieur, les décorations kitch en rouge et vert, les constructions de la crèche de Noël dans une boîte à chaussure en papier kraft et la famille qui venait, nombreuse, à la maison.

Puis, une fois installée à la Réunion, Noël a commencé à rimer avec letchi, mangues, flamboyants, chaleur, mini-short. C’était tout aussi plaisant.

Mais les années ont passé et, revenue en France lorsque j’étais étudiante, je me sentais toujours très seule durant cette période. J’avais perdu l’essence de cette fête qui était inaccessible pour moi: je n’avais plus de famille unie dans l’amour ni personne avec qui fêter Noël. J’avais fini par détester cette fête car elle me renvoyait constamment à mon désarroi face au vide sidéral et à l’éclatement qui avait pris place dans ce que je ne pouvais plus désormais appeler une famille. Bien sûr, il y avait les amis, mais je les retrouvais plutôt au réveillon du nouvel an, plus commode pour se réunir dans des soirées bien arrosées.

Aujourd’hui la situation n’est plus du tout la même, j’ai petit à petit voulu partager mon engouement pour les fêtes et l’esprit de Noël avec mon compagnon, qui lui, ne fêtait jamais Noël dans sa famille un peu austère. Combien de réveillons ai-je passé seule devant mon écran pendant qu’il allait boire des coups avec ses potes comme si c’était une soirée comme une autre? Pour une fan de Noël, j’étais mal tombée. J’étais tellement frustrée de me priver de la magie de Noël, je ne comprenais pas comment on pouvait être à se point désenchanté et indifférent.

Et puis, bonheur, je suis devenue maman: j’ai sauté sur ce prétexte pour rattraper le temps perdu et me délecter des petits plaisirs que constitue l’arrivée des fêtes de fin d’année. J’avais réussi à fonder un foyer et je voulais tout faire pour raviver la flamme de Noël.

Le fait d’avoir une enfant renforce le plaisir de préparer cet événement: on a envie de lui faire plaisir, de faire naître cette étincelle dans ses yeux, on se dit que bon sang elle a quand même le droit à sa part de rêve la petite, qui sommes-nous pour la priver de cette joie palpable et de cette frénésie positive que représente Noël?

Qui sommes-nous pour lui dire que le père Noël n’existe pas et que c’est une invention destinée à booster l’activité économique du pays? Mon argumentaire était tout prêt pour convaincre son papa de céder à la magie de Noël. L’important c’est de profiter de sa famille, pour ceux qui en ont une sous la main.

J’aime choisir avec soin chaque cadeau, quelquefois même le fabriquer moi-même, en pensant au sourire naissant et aux rires que sa vue provoquera. Quelle douce perspective que de faire plaisir à ceux qu’on aime!

J’aime m’émerveiller devant les décorations de Noël dans les vitrines, déambuler sous les illuminations rue de la République, faire les emplettes au marché de Noël, décorer le sapin.

Retomber en enfance.

Chez moi, il y a maintenant un placard à cadeaux, ce fameux placard où sont entreposés tous les trésors bien emballés dans un élégant papier coloré, que l’on va offrir à nos proches pour simplement les remercier d’être présent dans nos vies.

Peut-on faire naître un véritable esprit de Noël pour un enfant, même s’il n’y a ni grands-parents, ni oncles ni tantes, ni cousins ni cousines, ni frère ni sœur à ses côtés ce jour-là? 

Je pense que oui, il n’y a qu’à voir comment ma Frisouille campe devant le sapin tous les soirs!

Cette année nous allons passer un Noël à trois. Tous les trois, rien que nous trois, notre petite famille, notre microcosme. Avec notre sapin, nos cadeaux, nos bisous, notre simplicité. Et je peux vous dire que je compte bien passer un super Noël, rire et chanter, m’émerveiller et transmettre cet esprit-là à Frisouille, foi de maman!

J’espère aussi que, partout dans le monde, tous les membres de ma famille passeront également un super Noël! (c’est ça la diaspora!)

Et vous aussi mes petits loups, je vous souhaite de passer un joyeux Noël! 😉

A bientôt!

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